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À la Librairie Ancienne Gauzy


Considérations sur la durée de la vie humaine et les moyens de la prolonger

Toulouse, Imp. Vve Dieulafoy (janvier 18)

In-4 Broché, couverture imprimée

Tachée, important manques de papier aux coins, débroché, corné, papier jauni et déchirure sans manque à deux des feuillets de la préface

Rare.
"Caillet dans son manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes "Le Vicomte de Lapasse fut initié à Palerme par le prince Balbiani, dernier disciple de Cagliostro". il ne connait pas cet ouvrage, mais ses suites : Essai sur la conservation de la vie de 1860 et Hygiène de longévité de 1861. "
"À cette branche toulousaine de la Rose-Croix aurait également appartenu le vicomte Édouard de Lapasse (1792-1867) , un ancien diplomate et médecin alchimiste toulousain. En effet, dès 1860, le vicomte de Lapasse évoquait la « Rose-Croix, société secrète dont il reste de nos jours quelques adeptes ». S'il ne se présentait pas lui-même comme membre de cet ordre, Firmin Boissin indique qu'il passait, à tort ou à raison, pour « le dernier membre de cette confrérie célèbre », et il précise qu'il « ne négligeait jamais l'occasion de réhabiliter les Rose-Croix ».
Le vicomte aimait participer aux soirées organisées chez la comtesse d'Albanès. Là, en compagnie de Charles Nodier, de Pierre Ballanche, du docteur Koreff, du comte d'Ourches et du fils de Cazotte, il parlait de magnétisme, d'alchimie, de kabbale et de martinisme. Lors d'une soirée de décembre 1839, le vicomte avait montré à l'assistance un flacon de cristal de roche, rempli de « l'Essence divine des Rose-Croix ». Il s'agissait d'une liqueur composée à partir de la rosée, qu'il détenait d'un ermite des environs de Palerme, le prince de Balbiani. C'est lors d'un séjour en Italie, entre 1825 et 1831, qu'il rencontra ce personnage qui passait pour être un Rose-Croix. Ce prince, qui disait avoir rencontré Cagliostro, dirigea les premiers pas du vicomte dans la pratique de l'alchimie. Ajoutons enfin que le vicomte connaissait bien Alexandre Du Mège, jadis fondateur d'un rite égyptien. Il lui avait d'ailleurs succédé à la direction de la Société Archéologique du Midi. Qu'en fut-il de cette Rose-Croix de Toulouse ? Le vicomte avait-il fondé un ordre rosicrucien ? À lire ce qu'en disent le vicomte Lapasse, Firmin Boissin ou J. Péladan, il semble que la Rose-Croix de Toulouse ne constituait pas un ordre structuré, mais qu'elle regroupait vers 1860 un petit cercle d'adeptes parmi lesquels figurait Firmin Boissin, l'initiateur d'Adrien Péladan. " Histoire du rosicrusianisme par Christian Rebisse"

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Référence : #1191